{"id":3582,"date":"2023-09-26T22:11:17","date_gmt":"2023-09-26T20:11:17","guid":{"rendered":"https:\/\/strohteam.fr\/?p=3582"},"modified":"2023-09-27T13:25:49","modified_gmt":"2023-09-27T11:25:49","slug":"mes-mythes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/strohteam.fr\/index.php\/2023\/09\/26\/mes-mythes\/","title":{"rendered":"Mes mythes"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\">Mes mythes<\/h1>\n\n\n\n<h1 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\">2008, par Georges Stroh<\/h1>\n\n\n\n<p><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\"><em>\u00ab\u00a0\u00c9clairage\u00a0\u00bb de Laurent en bleu.<\/em><\/mark><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">-1-<\/p>\n\n\n\n<p>Les parents ont vendu la maison de la pin\u00e8de, trop peu ensoleill\u00e9e l\u2019hiver. De sa terrasse, on voyait l\u2019\u00e9clat de la mer entre les troncs noirs des pins. Je flottais avec cette image aux odeurs d\u2019algue, d\u2019iode et de r\u00e9sine. Les d\u00e9m\u00e9nageurs partis avec la derni\u00e8re armoire bancale qui plus tard sera br\u00fbl\u00e9e et les chaises longues qui tra\u00eeneront sur d\u2019autre terrasses, il ne restait plus de la maison qu\u2019une chrysalide. Il m\u2019avait \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 de passer une derni\u00e8re nuit dans la maison vide. Je flottais de pi\u00e8ces en pi\u00e8ces avec les fant\u00f4mes des tableaux et des armoires ins\u00e9r\u00e9s dans les lugubres papiers peints que les murs maintenant r\u00e9v\u00e9laient. J\u2019avais tir\u00e9 sur la terrasse la paillasse de feuilles de ma\u00efs laiss\u00e9e dans un cagibi et sur laquelle je passerai la nuit. Avais-je voulu \u00eatre le dernier \u00e0 vider la maison, comme on enl\u00e8ve le g\u00e9sier d\u2019un poulet pr\u00e9par\u00e9 pour la cuisson ? La maison n\u2019\u00e9tait plus qu\u2019une carcasse abandonn\u00e9e. Mais allong\u00e9 sur la paillasse, les yeux ferm\u00e9s \u00e0 la nuit perc\u00e9e d\u2019\u00e9toiles, je repeignais de souvenirs les murs nus de cette coquille vide dans laquelle tourbillonnent encore des odeurs d\u2019algue, d\u2019iode et de r\u00e9sine.<\/p>\n\n\n\n<p><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\">Georges \u00e9voque ci-dessus la Villa du Mazet , sa 1ere maison d&rsquo;enfance&#8230;<\/mark><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">-2-<\/p>\n\n\n\n<p>Ma tante, pour tuer une poule la saoulait d\u2019abord \u00e0 l\u2019eau de vie. Elle la serrait contre elle comme si elle avait voulu que le volatile lui l\u00e8che le visage. Son \u00e2me de poule irait-elle au paradis des ivrognes ? J\u2019\u00e9tais fascin\u00e9. La cuiller\u00e9e d\u2019eau de vie dans le bec \u00e9tait vite aval\u00e9e. Lorsque la poule chavirait de l\u2019\u0153il, avec des ciseaux \u00e0 ongle courbes enfonc\u00e9s dans le bec, ma tante lui sectionnait une veine sous la langue. La poule mourrait sans battre des ailes. La t\u00eate en bas, son sang s\u2019\u00e9coulait dans une casserole pos\u00e9e au sol, avec un bruit de robinet faisant chanter le r\u00e9cipient. Mon oncle trouvait depuis longtemps ce type d\u2019ex\u00e9cution \u00ab contre nature \u00bb, et le reprochait \u00e0 ma tante. Dans mon intime conviction d\u2019enfant, je partageais ce point de vue, sans bien savoir ce qu\u2019\u00e9tait \u00ab la nature \u00bb en cette circonstance.<br>Lorsqu\u2019il fallut tuer le coq, ma tante imposa \u00e0 mon oncle l\u2019obligation de s\u2019en charger. Pris au pi\u00e8ge du \u00ab conforme \u00e0 la nature \u00bb, mon oncle avait allong\u00e9 le cou du coq sur le billot \u00e0 couper le bois, assist\u00e9 d\u2019un voisin qui n\u2019en menait pas large et tenait les pattes du volatile. D\u2019un grand coup de hache mon oncle lui tranche la t\u00eate, ou presque. L\u00e2ch\u00e9 par le voisin craignant que mon oncle ne lui tranche une main, le coq se pr\u00e9cipita vaillamment, t\u00eate pendante, sur le chemin en laissant une tra\u00een\u00e9e de sang derri\u00e8re lui. Vaillamment, car il courait en battant des ailes tandis que sa t\u00eate se soulevait pour des cocoricos en spasmes avort\u00e9s. Je lui courrais apr\u00e8s sur les injonctions de mon oncle, tout en ayant tr\u00e8s peur de ce coq fantastique qui laissait derri\u00e8re lui tout ce sang et chantait une derni\u00e8re fois \u00e0 la gloire du soleil.<\/p>\n\n\n\n<p><em><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\">Histoire ci-dessus maintes fois racont\u00e9es par Georges de sa Tante Madeleine et Oncle Louis-Paul, oblig\u00e9s pendant la guerre de s&rsquo;improviser boucher ! Il <em>a une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es au moment de la mise \u00e0 mort<\/em><\/mark><\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">-3-<\/p>\n\n\n\n<p> Lorsque notre Grand-p\u00e8re venait nous voir, il s\u2019annon\u00e7ait d\u00e9j\u00e0 sur la route \u00e0 cinq cent m\u00e8tres de la maison. Par une sorte de sifflement assez puissant produit par un roulement de la langue, situant l\u2019\u00e9mission sonore, timbre et hauteur, entre le tambourin et le sifflet de chef de gare. Nous courrions alors \u00e0 sa rencontre, mon fr\u00e8re et moi, pour le retrouver sur la route et, dans un \u00e9lan irr\u00e9pressible, lui sauter dans les bras. Ernst, le jeune voisin, connaissait bien cet appel. Un jour, lorsque celui-ci retentit et que nous nous pr\u00e9cipitions, Ernst nous arr\u00eata un instant pour nous sugg\u00e9rer de dire \u00e0 notre Grand-p\u00e8re un mot magique qui le r\u00e9jouirait. Ernst nous apprend imm\u00e9diatement ce mot et nous le fait r\u00e9p\u00e9ter par prudence\u2026 En sautant dans ses bras, nous crions en ch\u0153ur le mot magique \u00e0 notre Grand-p\u00e8re. Celui-ci, souriant, nous donne \u00e0 chacun une gifle cinglante : le mot magique \u00ab MERDE, GRAND-PERE ! \u00bb, si dangereux \u00e0 utiliser, \u00e9tait un gros mot !<br><\/p>\n\n\n\n<p><em><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\">Georges et Ren\u00e9 ont perp\u00e9tu\u00e9 ce genre de blague en les rendant plus subtiles . Le Grand-P\u00e8re ici c&rsquo;est Vincent Baudoin le p\u00e8re de Maryse.<\/mark><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">-4-<\/p>\n\n\n\n<p>Ils aiment la restanque sur laquelle est b\u00e2tie la maison, ils aiment la maison et pourtant c\u2019est l\u2019enfer. Les escargots sont transf\u00e9r\u00e9s de pots en boites par de petites mains maladroites mais d\u00e9cid\u00e9es. Les lima\u00e7ons arrach\u00e9s aux fenouils sont \u00e9cras\u00e9s les jours de col\u00e8re par de petits pieds experts. Les capricornes sont chatouill\u00e9s avec de longues pailles et enferm\u00e9s dans des boites d\u2019allumettes. Les cloportes d\u00e9terr\u00e9s sous les pierres servent \u00e0 jouer aux billes. Les gu\u00eapes sont coup\u00e9es en deux par les t\u00e9m\u00e9raires ou pi\u00e9g\u00e9es dans des cloches de verre. Les mouches re\u00e7oivent des coups de tapette et ont les ailes arrach\u00e9es. Les fourmis sont noy\u00e9es une \u00e0 une sous la pompe de la citerne. Les moustiques \u00e9cras\u00e9s dans les chambres \u00e0 coups de serviettes de toilette. Seules les cigales ont droit au respect de mes petits enfants, parce qu\u2019elles parlent. Aussi leurs carcasses sont souvent l\u2019objet d\u2019enterrements pompeux. Mais chez ceux de ma famille, au fond de nous m\u00eame, nous savons depuis longtemps que ce sont les fourmis qui vengeront un jour les insectes et qu\u2019elles auront le dernier mot. Alors, comme Cruso\u00eb, lorsque je passe \u00e0 cot\u00e9 d\u2019une fourmili\u00e8re, je la salue par une manifestation de respect int\u00e9rieur pour que mes petits enfants soient pardonn\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\"><em>Sommes-nous pardonn\u00e9s?<\/em><\/mark><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">-5-<\/p>\n\n\n\n<p>De grands trous de terre rouge \u00e9parpill\u00e9s dans la pin\u00e8de avaient \u00e9t\u00e9 creus\u00e9s par son propri\u00e9taire pour y planter des arbres. Le projet abandonn\u00e9, leurs parois servaient aux fourmis \u00e0 enfouir leurs fourmili\u00e8res et aux aiguilles de pin \u00e0 se mettre \u00e0 l\u2019abri du vent. Enfants nous y avons jou\u00e9 \u00e0 cache-cache. Jusqu\u2019au jour ou certains de ces trous furent remplis de lisier humain. Un \u00e9t\u00e9, des puanteurs de fosse septique se r\u00e9pandirent de jour en jour autour de la maison, chassant la senteur des pins. Le sp\u00e9cialiste appel\u00e9, un ma\u00e7on du village, d\u00e9couvrant une fosse d\u00e9bordante se proposait de la vider, mais seulement en hiver, quand le froid r\u00e9duirait les monstrueuses fragrances. Nous d\u00e9cid\u00e2mes mon fr\u00e8re et moi de vidanger nous m\u00eame la fosse. Nos s\u0153urs nous serviraient d\u2019assesseurs. C&rsquo;est-\u00e0-dire que, nos mains gant\u00e9es \u00e9tant r\u00e9serv\u00e9es aux choses du caca, le r\u00f4le de nos s\u0153urs se limiterait \u00e0 verser, de temps en temps, quelques gouttes d\u2019eau de Cologne sur nos masques, des torchons que nous avions fix\u00e9s sous notre nez. Cette op\u00e9ration, bien s\u00fbr, devait se passer \u00e0 une bonne distance de la zone de vidange pour ne pas importuner l\u2019odorat d\u00e9licat des assesseurs. La fosse fut vid\u00e9e avec une louche caboss\u00e9e, \u00e9maill\u00e9e bleu des mers du sud. Mon fr\u00e8re allait renverser les seaux dans la pin\u00e8de. En fin de parcours, par droit d\u2019a\u00eenesse, j\u2019\u00e9tais descendu dans la fosse. J\u2019avais jet\u00e9 mon masque : le parfum de l\u2019eau de Cologne \u00e9tait pire que celui des excr\u00e9ments. Dans une fosse, ou pr\u00e8s de l\u2019\u00e9picentre d\u2019\u00e9manations merdiques, les odeurs naus\u00e9abondes disparaissent ou s\u2019att\u00e9nuent. Dans l\u2019\u0153il du cyclone les parfums de la pin\u00e8de chantent et les cigales reviennent. Ce fut, sur les odeurs, l\u2019une des premi\u00e8res exp\u00e9riences scientifiques de notre adolescence, conduite par nous m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\"><em>Georges, Ren\u00e9, Anne-Marie et Denise en exercice de pleine conscience!<\/em><\/mark><\/p>\n\n\n\n<p>Georges Stroh<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mes mythes 2008, par Georges Stroh \u00ab\u00a0\u00c9clairage\u00a0\u00bb de Laurent en bleu. -1- Les parents ont vendu la maison de la pin\u00e8de, trop peu ensoleill\u00e9e l\u2019hiver. De sa terrasse, on voyait l\u2019\u00e9clat de la mer entre les troncs noirs des pins. Je flottais avec cette image aux odeurs d\u2019algue, d\u2019iode et de r\u00e9sine. 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